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France - Il y a 10 ans mourait François Mitterrand, auteur de la dépénalisation de l'homosexualité
05.01.06

 

 

 

 

 

François Mitterrand est mort le 8 janvier 1996. Il aura été l'un des premiers en Europe à dépénaliser l'homosexualité, promesse faite pendant sa campagne électorale et tenue quelques mois seulement après son accession au pouvoir et celle des socialistes en 1981.

La dépêche est sobre, la victoire immense: "27 juillet 1982 - L'homosexualité n'est plus un délit en France. Sur une proposition du ministre de la Justice Robert Badinter, l'Assemblée Nationale vote la dépénalisation de l'homosexualité. Avec l'abrogation de l'article 332-1 du code pénal, l'homosexualité n'est plus considérée comme un délit".
> Le discours de Robert Badinter du 20 décembre 1981

En France, la répression envers les homosexuels naît véritablement avec le Christianisme. Jusqu’à la révolution française, le comportement sexuel des individus est d’ailleurs l’affaire des tribunaux religieux. Quand ils sont abolis en 1791, l’homosexualité est de fait décriminalisée. Les auteurs du code Napoléon en 1810, et plus probablement Cambacérès, lui-même homosexuel, décident de ne pas créer de loi condamnant l’homosexualité, bravant beaucoup d’officiels du régime qui considèrent l’homosexualité "contre-nature". La majorité sexuelle reste cependant source de discrimination: elle est fixée à quinze ans pour les hétérosexuels et à dix-huit pour les homosexuels. Et la notion "d’atteinte publique à la pudeur" présente dans le code est souvent utilisée pour réprimer l’homosexualité.

Cette "chasse" aux homosexuels a également cours dans d’autres pays. En Angleterre, le procès le plus retentissant reste celui d’Oscar Wilde. Marié et père de famille, l’écrivain irlandais entretient des relations amoureuses avec des hommes. En 1895, il est condamné à deux ans de prison avec travaux forcés pour délit d’homosexualité. En 1997, la reine Elizabeth II refuse encore de le gracier !

Le site Lamba-Education.ch nous le rappelle: "La dépénalisation des relations homosexuelles intervient en Angleterre en 1967. En 1969, c'est au tour de l'Allemagne de ranger le tristement célèbre § 175 au placard. En Autriche, les relations homosexuelles sont décriminalisées en 1971, tout en stipulant un âge de consentement plus bas pour les relations hétérosexuelles (14 contre 18 ans). L'article 220 du code pénal autrichien qui punit la "promotion de l'homosexualité et de la bestialité" de six mois de prison n'est abrogé qu'à la fin de l'été 2002."

L'émergence collective de l'homosexualité remonte au début des années 70. En France, le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR) naît en 1971 avec une poignée d'énergumènes, dont un beau garçon, Guy Hocquenghem, qui restera dans l'Histoire pour avoir, le premier, clamé en public: "Je suis homo, et alors ?" Des Groupes de libération homosexuelle prennent le relais, puis des Comités d'urgence antirépression homosexuelle (CUARH), qui font de la dépénalisation leur cheval de bataille. La France, à l'époque, est plutôt plus tolérante que les pays voisins à l'égard des homos: leurs pratiques sexuelles constituent non pas un délit, mais une circonstance aggravante en cas d'outrage public à la pudeur ou de détournement de mineur. En 1981, quand François Mitterrand est élu, Gai Pied, la nouvelle bible des homos militants, titre: "Sept ans de bonheur ?" La réponse ne tarde pas: le ministère de la Santé, comme les psychiatres américains, raye l'homosexualité de la nomenclature des "désordres mentaux". En 1982, la majorité sexuelle des homos est alignée sur celle des hétéros, et les discriminations pénales sont effacées des textes. En 1985, toute discrimination professionnelle ou commerciale fondée sur les mœurs est interdite.

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Historique

313
Le christianisme devient religion d'Etat sous l'empereur Constantin. Les relations entre hommes sont criminalisées.

1791
Abolition des tribunaux religieux. L'homosexualité est de fait décriminalisée.

1804
Code Napoléon. Sous l’influence du duc Jean-Jacques de Cambacérès, lui-même homosexuel, l’homosexualité est décriminalisée.

1871
La dépénalisation des actes homosexuels par Napoléon est abolie.

1933 - 1945
100’000 homosexuels sont déportés dans les camps de concentration nazis. Le triangle rose qu’ils portent sur la poitrine devient, avec le drapeau arc-en-ciel, l’un des symboles de ralliement des gays. Longtemps, la déportation des homosexuels est passée sous silence.
Ils sont accusés par le régime nazi de ne pas offrir d'enfants à un Reich qui doit durer mille ans. Ils sont soumis à des expérimentations scientifiques visant à les "ramener à la normalité", notamment par la lobotomie infligée par les médecins nazis.
Après la guerre, on occulte la question de la déportation des triangles roses, notamment en raison des lois continuant à condamner l'homosexualité en France. Il faut attendre 1981 avec Mitterrand et la dépénalisation des actes homosexuels pour que d'anciens déportés révèlent enfin les atrocités dont ils furent victimes.

18 février 1937
Le chef nazi Himmler tient un discours sur l'homosexualité: "Si j'admets qu'il y a un à deux millions d'homosexuels, cela signifie que 7 à 8 % ou 10 % des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. A long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel. […] Un peuple de race noble qui a très peu d'enfants possède un billet pour l'au-delà : il n'aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort. […] L'homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement; elle détruit l'Etat dans ses fondements. Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l'Allemagne, la fin du monde germanique".
Le 16 novembre 1940, il ordonne: "II faut abattre cette peste par la mort."

Selon le United States Holocaust Memorial de Washington, 90'000 à 100'000 homosexuels ont été arrêtés entre 1933 et 1945. 10'000 à 15'000 d’entre eux ont péri dans les camps de concentration nazis.

6 août 1942
Sous le régime d'extrême-droite de Vichy proche des nazis, la majorité sexuelle est portée à 15 ans pour les actes hétérosexuels et à 21 ans pour les actes homosexuels. L'ordonnance prévoit que "sera puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende […] quiconque aura, […] pour satisfaire ses propres passions, commis un ou plusieurs actes impudiques ou contre-nature avec un mineur de son sexe âgé de moins de vingt et un ans".

2 juillet 1945
Sous De Gaulle, la Libération n'est pas celle des homos. La loi de 1942 est maintenue: la majorité pénale est à 18 ans, mais la majorité civile est de 21 ans pour les garçons. De Gaulle reprend pratiquement les mêmes termes que l’ordonnance de Vichy. De plus, des adolescents de même sexe ayant des rapports librement consentis entre eux peuvent être poursuivis pour "attentat à la pudeur" ou pour "coups et blessures réciproques".
La Libération est finalement un vain mot pour bon nombre d'homosexuels qui ont été le seul groupe à qui a été déniée toute reconnaissance ou réparation à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Une fois libérés des camps, certains homosexuels sont remis en prison pour débauche.

30 juillet 1960
Une loi ajoute la circonstance aggravante d’homosexualité en matière d’outrage à la pudeur. L’amendement Miguet, adopté par l’Assemblée nationale, classe l’homosexualité dans les fléaux sociaux ou les "maladies" au même titre que l’alcoolisme et la prostitution. L'amendement doit donner au gouvernement les moyens de combattre l'homosexualité, de l’empêcher d’être vue et d’atteindre les mineurs. Si la condamnation pour homosexualité est retenue, elle reste inscrite pendant cinq ans au casier judiciaire. Cet alinéa n'est supprimé qu’en 1980.

1968
La France adopte la classification de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déclarant l’homosexualité maladie mentale.

Le mouvement général de libération et d’ouverture de la société en mai 1968 suscite en France une émancipation de la visibilité des homosexuels. Une communauté commence à s'établir, à se réunir et se trouve des chefs de file, tels le philosophe Guy Hocquenghem et l'écrivain Jean-Louis Bory.

2-4 juillet 1969
Émeutes de Stonewall à New York. Début du mouvement de libération homosexuel.

1971
Naissance du Front homosexuel d'action révolutionnaire (Fhar).

1973
L’American Psychiatric Association exclut l’homosexualité de la liste des psychopathologies.

Pour la première fois à la télévision française à une heure de grande écoute, programmation dans "Les dossiers de l'écran" d’un film et d’un débat. Déprogrammation à la dernière minute a priori sur ordre de l’Elysée.

1975
Re-programmation de cette soirée consacrée à l’homosexualité, immense succès : 19 millions de téléspectateurs.

1979
Lancement de Gai Pied, le premier journal de grande diffusion.

La communauté homosexuelle s'affirme et combat pour sa reconnaissance. Le quartier du Marais devient un lieu de prédilection à Paris.

1980
L’amendement Foyer pénalise les relations homosexuelles avec un mineur alors qu’entre hétérosexuels, cela reste légal.

1981
La Gay pride connaît une affluence record pour cette époque: 10 à 12'000 personnes écoutent un message de François Mitterrand promettant la dépénalisation de l'homosexualité.

10 mai 1981
Election de François Mitterrand à la Présidence de la République française.

4 août 1982
Dépénalisation des relations homosexuelles avec mineur de plus de 15 ans comme François Mitterrand et les socialistes s’y étaient engagés.

Naissance de la première radio gay et lesbienne: FG Fréquence Gaie.

1983
Apparition du sida appelé le "cancer gay". Un nouveau regard est porté par la population sur le besoin de résoudre les problèmes qui touchent les homos frappés par le VIH.

1985
Toute discrimination professionnelle ou commerciale fondée sur les mœurs est interdite.

L'OMS retire l’homosexualité du manuel diagnostique et statistique des maladies mentales.

1993
L'OMS supprime l'homosexualité de la liste des maladies. Elle est "déclassée" par tous les Etats signataires de la Charte de L’OMS.

1994
Publication de "Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel", avec le concours de Jean Le Bitoux, co-fondateur de "Gai Pied". Le coming out de Pierre Seel en 1982, en réaction aux propos homophobes de Monseigneur Elchinger, évêque de Strasbourg, puis son livre en 94, ont été des moments forts de la lente reconnaissance de la déportation homosexuelle en France par les autorités officielles.

15 novembre 1999
La loi sur le Pacte civil de solidarité (PACS) est votée.

Années 2000
Succès croissant des gay pride, coming out successifs de personnages publics.

18 mars 2001
Election de Bertrand Delanoë, ouvertement homosexuel, à la Mairie de Paris. Il a dévoilé son homosexualité lors d'une interview télévisée en novembre 1998 sur M6, bien avant les élections municipales, afin que ce thème ne soit pas au centre du débat électoral.
En 2001 toujours, quelques jours avant son élection à la mairie de Berlin, Klaus Wowereit fait une déclaration restée célèbre: "Je suis homosexuel, et c'est aussi bien comme ça". Et d'ajouter qu'il ne fera pas de politique "pour les homosexuels, mais en tant qu'homosexuel".

2004
Lancement de la chaîne de télévision Pink TV.

Swissgay.ch

 

Lire aussi :
- Le discours de Robert Badinter du 20 décembre 1981
- France - Déportation homosexuelle: décès de Pierre Seel
- Lambda-education.ch/content/menus/histoire/barbarie.html
-
LGBTH.com: Histoire de la reconnaissance de l'homosexualité en Suisse

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